Alors que J.K. Rowling vient de publier une nouvelle au sujet de la délicieuse Dolores Ombrage sur son site Pottermore, à la rédaction de Deuxième Page, nous nous sommes dit que ce ne serait pas une mauvaise idée d’aller déterrer certains des phénomènes un peu particuliers qui ont pu naître grâce à la célèbre saga Harry Potter. Seigneur des Ténèbres et cours à Poudlard, il est vraiment temps d’aller faire un tour chez Ollivander. 

 

Les fans de Harry Potter sont une belle bande de psychopathes. Je ne juge pas leur fanatisme outrancier, j’ai moi-même passé des heures — à jamais perdues — de mon existence sur Pottermore à faire des potions et à lire l’Histoire du Quidditch. Et sans honte, je l’avoue, à mon âge avancé, je continue à classer les gens que je côtoie et rencontre dans les célèbres maisons de l’univers de J.K. Rowling afin de déterminer leur rôle dans ma vie. Pourtant, il faut le dire, certains pottercores sont de gentils bécasseaux. Commençons donc par la mauvaise nouvelle, la suite n’en sera que plus appréciable.

 

Des lettres d’amour pour Voldemort

Mentionnons tout d’abord l’histoire extraordinaire de la tombe de Voldemort à Édimbourg qui a fait le tour d’Internet il y a quelques mois. Les obsessionnels de Harry Potter ne cesseront jamais de me  surprendre. Bien sûr, il ne s’agit pas réellement de la tombe du mage le plus maléfique de tous les temps, mais de celle d’un homme appelé Thomas Riddell, qui vécut de 1734 à 1806. Ce cimetière est devenu un lieu de rassemblement pour les plus dévoués à la cause potterienne. Car, comme en effet le hasard fait bien les choses, on peut aussi trouver un certain William McGonagall, célèbre poète en son temps, reposant tranquillement au sein du lieu. J.K. Rowling a elle-même confirmé s’être promenée à de nombreuses reprises dans ce cimetière, le Greyfriars Kirkyard. Elle a aussi expliqué que  Pourdlard s’inspirait de l’école George Heriot et que Victoria Street (à Édimbourg)  était à l’origine de l’idée du Chemin de Traverse.

Photo de Phil Wilkinson pour Edinburgh News.

Photo de Phil Wilkinson pour Edinburgh News.

Si l’anecdote est a priori charmante, la limite de certains fans n’a pour suite que le mot « inexistante ». Il y en a qui laissent régulièrement des petites love letters à Lord V. comme par exemple : « RIP Tom, merci, grâce à toi nous croyons tous à la magie. Tu es une inspiration ». La quantité de papiers trouvée sur la tombe de feu monsieur Riddle est devenue si importante que la mairie d’Édimbourg a décidé d’enlever les piles de lettres de ce lieu de recueillement, par respect pour la famille du défunt.

 

Lutter contre la triste réalité moldue

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Voilà pour la mauvaise nouvelle, maintenant la bonne. Les fans de Harry Potter sont des gens merveilleux sans aucune limite, qu’ils vivent longtemps et prospèrent. Plus calmement : si vous faites partie des grands frustrés qui ne se remettent toujours pas de ne jamais avoir reçu leur lettre d’admission à Poudlard le jour de leur onzième anniversaire, voilà une nouvelle qui devrait vous faire plaisir.

Attention, c’est gratuit et c’est bien fait. Le site s’appelle Hogwarts is Here et son nom ne ment pas. Vous pouvez désormais être élève à Poudlard, et ce pour un cursus de sept années. Au programme : exactement les mêmes cours que ceux que suivaient Harry et tous ses amis : art de la magie noire, métamorphose, défense contre les forces du Mal, botanique, divination, histoire de la magie, potions, sortilèges, et ainsi de suite. Par exemple, pour la première année, les neuf semaines des cours incluent des tests, des devoirs (oui, exactement comme à l’école, mais avec des matières vraiment chouettes), des consultations de livres, de manuels…

Le site qui n’était pas au début d’une originalité visuelle extraordinaire s’est grandement amélioré. Personnellement, je me suis inscrite ce soir et je suis prête à perdre sept ans de ma vie.

JKR

Oh stop it, you!