Peut-être qu’il n’y a pas mieux pour décrire les effets de ce bon vieux whisky que l’inénarrable Jack Kerouac. Outre le fait que l’écrivain s’est mis à boire un litre de whisky par jour à la fin de sa vie, ne supportant plus sa notoriété grandissante, une douce saveur ambrée semble émaner de chacun de ses récits. Jack Kerouac écrivait dans Sur la route « qu’un alcoolique qui boit du vin est pire qu’un alcoolique qui boit du whisky ». Le précurseur de la Beat Generation soulignait ainsi dans cette simple phrase la noblesse qu’il attribuait à cet alcool. Le whisky fait désormais partie d’un imaginaire : on le sirote souvent en solitaire après une rude journée, accoudé à un bar comme dans un vieux film de cowboys. Ces saveurs se distillent dans la cavité buccale et son poison insidieux se répand. L’alcool enivre et fait alors doucement oublier la lourdeur de l’existence.

En ode à ce précieux breuvage, on a décidé de vous concocter la playlist qui va avec. Figure ainsi, et cela sans grande surprise, le génie de Tom Waits. Qui mieux que le chanteur Beat à la voix éraillée pour incarner l’écho des effluves du whisky ? Black Market Baby n’est pas la seule de ses chansons à mentionner le précieux breuvage, mais on l’aime pour cette femme que Tom Waits décrit comme « un whisky dans une tasse de thé ».

 

Sur la voie maltée, une ode au whisky