À l’occasion d’une soirée organisée par la Route du Rock Sessions, le 14 décembre prochain, l’énigmatique et envoûtant Josh T. Pearson fera raisonner sa folk texane aux allures de profession de foi dans l’église Saint-Merri, à Paris. Une représentation exceptionnelle pour un moment privilégié qui nous donne une parfaite excuse pour vous parler de cet artiste singulier.

 

Josh T. Pearson est un diamant brut. Sa voix, d’une profonde mélancolie, s’accorde avec sa guitare sur des airs de folk, tristes et savoureux. La carrière musicale de l’artiste texan est des plus atypiques, à l’image de cet homme parfois sans concessions, botté de ses belles santiags, le visage tapissé d’une barbe généreuse.

Ancien leader du groupe de rock Lift to Experience, il a connu un succès fulgurant jusqu’en 2001, notamment grâce à l’album The Texas-Jerusalem Crossroads. Un bouleversement qui l’a semble-t-il effrayé puisqu’il a préféré se retirer au fond d’un désert texan pendant plusieurs années. Et plus généralement de la scène musicale, loin de la notoriété qui lui était alors promise.

Son art, il se dit « incapable de le monnayer », allant jusqu’à perdre toute créativité lorsqu’on lui évoque les compromis inhérents au succès de sa carrière. Comme un enfant craintif, il s’isole. Un retrait qui lui est apparu comme vital, mais ne l’a pas pour autant détourné de son amour de la musique.

Le concert à emporter de Josh T. Pearson pour la Blogothèque 

Sauvage et baroudeur, il quitte quelque temps après son Amérique natale dans laquelle il vit à l’abri des regards. Il effectue des travaux manuels en tous genres puis décide de rejoindre l’Europe. Après avoir vécu en Allemagne et en France, c’est en Irlande qu’il se laisse convaincre par des personnes venues l’écouter jouer qu’il doit trouver le courage d’enregistrer un album solo.

Ainsi, il écrit et compose en 2011 Last of the country gentlemen (sorti chez Mute Records), sept chansons folks empreintes de toute la douleur qui submerge l’artiste. Un album marqué par le chagrin, la souffrance et l’amertume, mais qui conserve une grande douceur et la sensibilité de son auteur.

Last of the country gentlemen, Josh T. Pearson, 2011

Last of the country gentlemen, Josh T. Pearson, 2011

Ovationné par la critique, il a été élu album de l’année par le célèbre label indépendant britannique Rough Trade. De son côté, un critique du Times lui attribuait un 5/5 pour son LP et écrivait à son propos :

Depuis Leonard Cohen, c’est la première fois qu’un artiste émergent réussit à évoquer les extrêmes si profonds de l’émotion humaine, au simple moyen d’une performance musicale.

Les ballades cafardeuses et spleenétiques de Josh T. Pearson permettent à chaque auditeur de se plonger dans une écoute introspective. Un sentiment de désenchantement se mélange au mysticisme de ses mélodies gracieuses,  aux paroles amères.

Le 14 décembre prochain, il interprétera ses morceaux dans un écrin idyllique à la grande symbolique spirituelle et à l’acoustique parfaite pour cette messe élégiaque, la très belle église St Merri dans le 4ème arrondissement de Paris.

Avec ses cheveux et sa barbe interminables, le cowboy torturé aux airs christiques semble se jouer de sa ressemblance avec le Messie biblique jusque dans ses chansons qui portent des noms tels que Sweetheart I ain’t your christ et Woman, When I’ve Raised Hell… Et pour ceux qui souhaitent communier avec le sage blasphémateur au cœur brisé, il est encore temps de réserver vos places pour ce concert exceptionnel. Les apparitions du mystérieux texan se font toujours aussi rares, et ses plus grands fans espèrent désespérément l’annonce d’un nouvel album… (et nous aussi).

 


Vous pouvez réserver vos places pour le concert de Josh T. Pearson le 14 décembre à l’église Saint-Merri ici, et l’event Facebook, c’est par là.