Impossible pour nous de ne pas aller à la rencontre de Florence Porcel, comédienne et auteure passionnée de sciences. Elle nous a invité dans son monde, entre rires, légèreté et apesanteur. 

 

Florence Porcel commence à faire parler d’elle en 2009, lorsqu’elle met en ligne son CV vidéo, un court-métrage avec lequel elle espère décrocher un contrat d’apprentissage dans le journalisme culturel. Il est important de contextualiser ce petit coup de génie : à l’époque, les médias français ne savent pas encore prononcer le mot « Twitter ». Cela lui vaut de faire le buzz sur Internet, puis dans la presse. Cette jeune femme, fascinée par l’infiniment grand, ne se lasse pas de voir des images des planètes, si proches et si loin à la fois. La magie, pour cette comédienne et auteure, c’est ça. Connaître l’espace comme l’on connaît son chez-soi, l’imaginer comme un rêve accessible. Passée par la radio (« La Tête au carré » sur France Inter) et la télévision (« Le Grand Webzé » et « Le Vinvinteur » sur France 5), elle anime à ses heures perdues – qu’elle trouve probablement dans un univers parallèle où elle a volé le Retourneur de temps d’Hermione Granger – des conférences TED sur Mars et les sciences en général. Mais si beaucoup d’entre nous savent qui elle est désormais, c’est justement grâce à la planète rouge. Elle était en effet l’une des 202 586 candidat-e-s du projet Mars One, proposant un aller simple pour ce monde mystérieux. Si sa candidature n’a pas abouti, cela n’a pas pour autant ralenti ses ardeurs quant à l’exploration spatiale.

Aujourd’hui, Florence Porcel a une chaîne YouTube à son nom, sur laquelle on peut retrouver ses émissions (« La folle histoire de l’Univers » – qui existe depuis 2012 –, « Les perles du PAF » ou encore « Comment ça Mars ? ») ainsi que différentes interviews. Et comme cette insatiable ne s’arrête jamais, son dernier projet se nomme « Spatialiste », une émission de vulgarisation scientifique sur la chaîne YouTube String Theory (en collaboration avec le CNES), qu’elle écrit et dans laquelle elle joue. Il sera aussi possible de se procurer son livre L’Espace sans gravité, aux éditions Marabout, dès le 19 octobre prochain. De quoi s’occuper quelques temps…

 

Salut Florence, qui es-tu et d’où viens-tu ? 

Je suis née et j’ai grandi en Champagne, dans la Marne. La région doit avoir un autre nom, mais je vous avoue que je n’ai pas trop suivi. Dommage, parce que c’est joli « Champagne ». De toute façon, je n’aime pas l’alcool. Ah, ça n’a aucun rapport ? Ok. Qui suis-je alors ? Une femme qui n’aime pas l’alcool, donc. Qui ne fume pas non plus, qui ne sort pas, mais dont la drogue dure est le travail. On pourrait penser que ça fait de moi quelqu’un d’assez ennuyeux, mais j’aime bien faire des blagues. Ça compense, non ?

 

C’est toujours utile si tu es la seule personne sobre en soirée…

Le truc, c’est que je n’aime pas les soirées, je n’y vais jamais. Du coup, je n’ai pas vraiment l’occasion de tester mes blagues autre part que sur Internet. Mais sur Internet, on est juste entre nous, n’est-ce pas ?

 

Oui, ce n’est que notre inconscient qui nous répond… Pourquoi avoir choisi de devenir journaliste ?

Je ne suis pas journaliste… Je devrais m’en faire un T-shirt ou me le tatouer sur le front, tiens ! Je suis auteure et comédienne. D’accord, j’ai un diplôme de journalisme, mais je ne l’ai jamais réclamé à l’administration de la fac. Et je n’ai donc jamais exercé en tant que journaliste.

 

Comme quoi, il ne faut jamais croire ce qu’on lit dans la presse…

Exactement ! En revanche, ma page Wikipédia dit vrai. Comme quoi…

 

Erreur de débutante, j’aurais dû aller sur Wikipédia plutôt que croiser mes recherches… Du coup, pas vraiment journaliste, mais tout de même diplômée. C’est à la sortie de la fac que tu t’es dit que tu voulais finalement faire autre chose ? Ou c’est venu un peu plus tard ?

J’ai obtenu ce diplôme car j’avais promis à mes parents de reprendre de « vraies » études après mon école de comédie musicale. Ils m’avaient offert cette formation, qui coûtait cher, en échange de leur rapporter ensuite un diplôme dans un domaine moins précaire. Maintenant que j’y réfléchis, je pense que j’aurais dû faire une formation de plombier…

© Martin Bureau

© Martin Bureau

Après le buzz dû à ton CV vidéo, comment as-tu géré la nouvelle visibilité qui était la tienne ?

J’ai complètement été dépassée par l’ampleur de l’événement ! J’ai passé quatre mois à répondre à des journalistes quotidiennement, même le jour de Noël et le 1er janvier ! Du coup, j’ai dû apprendre à me servir de Twitter, auquel je ne comprenais pas grand-chose. Pour ma défense, c’était en 2009…

C’était compliqué parce que pendant ces quelques mois, j’ai tantôt été une personne sollicitée et médiatisée – ce qui était plutôt gratifiant – et tantôt été une étudiante fauchée sans le contrat qui lui permettrait de valider son année – ce qui était plutôt angoissant.

 

Dure réalité que celle de la recherche d’emploi en France…

Je pensais avoir trouvé mon contrat d’apprentissage dans une boîte de prod. Le premier jour, une équipe de télé qui tournait un sujet pour un journal télévisé a filmé mon arrivée dans les locaux. Mais l’après-midi, lorsque j’ai demandé à signer mon contrat, la responsable m’a dit que c’était un stage ou rien, que c’était une boîte de prod et non un centre social, en me traitant au passage d’assistée, de feignante et de menteuse. J’ai pris mon sac et je suis donc partie. J’ai mouillé pas mal de mouchoirs le soir en regardant le JT…

Globalement, vivre dans un 12m2, avec l’angoisse de perdre ton année et en faisant tes courses grâce à ton Livret A, ça aide pas mal à garder la tête sur les épaules. Quand t’as ton portrait dans Le Monde à 26 ans, mais que tes parents n’ont pas le temps d’acheter le journal, aussi. Bon, j’ai tout de même fait pas mal d’erreurs.

 

Tu expliques que Twitter a bouleversé ta vie. De quelle manière ?

C’est sur ce réseau social que mon CV vidéo est devenu viral. Je n’ai finalement jamais trouvé de contrat d’apprentissage, mais deux ans plus tard, Cyrille de Lasteyrie (alias Vinvin, ndlr) s’est souvenu de moi et m’a appelé car il cherchait quelqu’un pour une émission qu’il préparait pour France 5 (« Le Grand Webzé », ndlr). J’ai eu le job… et je ne serais pas où j’en suis aujourd’hui sans ça. D’un point de vue plus personnel, je suis quelqu’un d’épouvantablement timide et asocial. Mais je fais d’énormes progrès. Je n’aurais quasiment pas de vie sociale si Twitter n’existait pas… Le fait d’être derrière un écran me libère beaucoup. Quand je me sens en confiance, je peux ensuite rencontrer la personne dans la vraie vie. Et c’est moins compliqué dans ce sens-là.

 

Entre la télé et la radio, tu préfères quoi ?

Si je devais refaire l’un ou l’autre, sans pouvoir refaire les deux, je choisirais la télé pour une raison basique et stupide : à la radio, il n’y a pas d’image. Et j’ai besoin de voir les choses. Pour moi, écouter est une expérience incomplète – sauf quand il s’agit de musique – qui me frustre terriblement. Et je me sens bien plus seule et isolée du public derrière un micro que derrière une caméra. En plus, dans mon domaine, il y a tellement de choses merveilleuses à montrer que ce serait dommage de s’en passer.

Mais mon expérience sur France Inter a néanmoins été incroyable. J’ai beaucoup appris, j’ai eu l’occasion de rencontrer des scientifiques de renommée internationale – ce qui est toujours très émouvant et impressionnant –, j’ai vécu le plus beau jour de ma vie lorsque j’ai effectué un vol zéro g, et c’est cette émission qui m’a fait lancé dans la vulgarisation scientifique. Je n’aurais pas assez de toute une vie pour remercier Mathieu Vidard de m’avoir fait confiance…

Tes vidéos sont vraiment bien, car même pour quelqu’un comme moi – c’est-à-dire qui ne s’intéresse que de manière très superficielle à la science (par flemme ou par peur de ne pas tout comprendre, certainement) –, ça reste hyper accessible. Comment procèdes-tu ? 

Je ne suis pas experte des sujets que je traite, dans le sens où je ne suis pas scientifique. J’ai un bac L, c’est dire… Je pars du principe que si je peux comprendre, tout le monde le peut ! Je fais moi-même partie du grand public, donc je connais les questions qu’il se pose… Ça aide vachement.

Et puis, comme je te le disais, j’aime bien ne pas trop me prendre au sérieux. Donc, si en plus, on ajoute un peu d’humour dans tout ça, c’est toujours mieux ! C’est amusant, la science ! C’est un jeu de piste avec des indices laissés par la nature, que l’on doit collecter et interpréter pour comprendre comment fonctionne tout ce bazar… En plus, en ce moment, on commence à chercher sérieusement des extraterrestres. Qu’on ne me dise plus que la science, c’est chiant et poussiéreux ! On n’a jamais le temps de s’ennuyer, et de mon côté, j’essaye de rendre fun les côtés qui restent un peu austères.

 

D’où provient ta passion pour la science et l’exploration spatiale ?

Je n’en ai aucune idée. Je suis née la tête pleine de questions existentielles sur l’Univers, la vie et le reste…

 

Comment t’est venu le concept de « La folle histoire de l’Univers » ?

D’un postulat fort simple : à la télé, on ne parle jamais de l’actu des sciences de l’Univers et du spatial. Du coup, je me suis dit que j’allais créer mon propre « JT de l’espace », avec mes petits moyens et à mon humble échelle… Il y avait quelque chose de très égoïste aussi dans ma démarche : j’avais besoin de partager cette passion avec des gens comme moi, après tant d’années à l’avoir cachée. Mais sans savoir du tout si j’allais trouver un écho derrière ! Ces sujets me fascinent depuis que je suis très jeune, mais je n’en avais jamais parlé à personne jusqu’à il y a quatre ans, quand j’ai fait une sorte de coming-out sur mon blog… Et j’ai rencontré une certaine audience, composée de gens aussi fous que moi. Ça fait du bien.

 

Tu as écrit un super article sur les femmes et l’exploration spatiale. Comment faire pour remédier au manque de visibilité des femmes dans les sciences ?

L’éducation est la clef. Il faut éduquer les petits garçons de manière à ce que, plus tard, ils partagent à parts égales le monde avec les femmes, qu’ils les laissent parler autant qu’eux, qu’ils ne les renvoient pas systématiquement à leur genre, etc. Et il faut faire comprendre aux petites filles qu’elles ont leur place dans ce monde et qu’elles ne doivent pas hésiter à s’imposer, à interdire quiconque de les renvoyer systématiquement à leur genre. Il faut que les personnes aux pouvoirs – qu’ils soient politique, économique, médiatique, etc. – embauchent et payent les femmes autant que les hommes, dénoncent systématiquement et punissent fermement les faits de harcèlements. Il faut que les petites filles aient des modèles. Si j’en avais eu quand j’étais petite, je serais peut-être astrophysicienne à l’heure qu’il est. Il est nécessaire que les médias respectent un équilibre hommes/femmes dans les expert-e-s invité-e-s, et il faut des vulgarisatrices aussi emblématiques qu’Hubert Reeves, Carl Sagan ou Neil deGrasse Tyson.

J’essaye de devenir un exemple pour les jeunes filles. Quand je reçois un message qui me dit ce genre de chose, c’est le plus beau cadeau que l’on puisse me faire. Ça implique une grande responsabilité, même si je ne suis pour l’instant qu’au tout début de ma carrière…

 

Quel est ton top 5 des femmes scientifiques ? Et que peux-tu nous raconter sur elles pour nous donner envie de les découvrir ?

Facile ! En premier, je dirais Cecilia Payne-Gaposchkin. Elle a découvert que les étoiles étaient essentiellement composées d’hydrogène. Alors que l’humanité regarde les étoiles depuis toujours, elle a été la première, en 1925, à comprendre leur véritable nature. Elle avait 25 ans. Bien entendu, un scientifique (Henry Norris Russell, ndlr) l’a dissuadée de publier ses conclusions car elles allaient contre les idées de l’époque, le même qui s’est rendu compte de son erreur des années plus tard et qui a repris la découverte à son compte.

Puis, Margaret Hamilton. C’est elle qui a inventé le logiciel tel qu’on le connaît aujourd’hui. Elle a conçu et écrit à la main les milliers de pages de code d’Apollo 11 et a fait en sorte qu’Armstrong et Aldrin ne se crashent pas sur la Lune. Sans sa fascination pour la correction d’erreurs, cela aurait été beaucoup plus sportif.

Margaret Hamilton

Margaret Hamilton. © DR

Ensuite… Katherine Johnson ! Elle a calculé manuellement toutes les trajectoires de tous les premiers vols de la NASA. C’est elle qui a littéralement tracé la route d’Armstrong et Aldrin. Et ses calculs étaient justes à la seconde près. Avant cela, l’astronaute John Glenn avait d’ailleurs demandé qu’elle vérifie à la main les calculs des premiers ordinateurs de la NASA, sans quoi il refusait de voler. « Si elle vous donne le même résultat, alors la machine a raison », avait-il dit. Et c’est peu dire qu’elle a du mérite : elle a accompli tout ça alors qu’elle est noire-américaine et que les lois ségrégationnistes avaient toujours cours aux États-Unis à cette époque. Plus badass, c’est compliqué quand même. On est d’accord, non ?

 

Absolument !

En quatrième, je citerais Claudie Haigneré. Comment vous dire ? Bac +19, médecin, ingénieure, chercheuse, ministre et seule femme astronaute française. Au bout d’un moment, on manque de qualificatifs…

Claudie Haigneré à bord de la Station spatiale internationale (ISS), 2001

Claudie Haigneré à bord de la Station spatiale internationale (ISS), 2001. © DR

Et puis, il y a Vera Rubin. C’est elle qui a découvert la matière noire. Vous savez, ce truc qui compose un quart de l’Univers et dont on n’a absolument aucune idée de ce que ça peut être ? Mais elle n’a pas encore eu le prix Nobel pour sa découverte, pourtant faite dans les années 1970. Alors que les hommes qui ont révélé l’existence de l’énergie noire dans les années 1990 l’ont déjà reçu, eux…

 

Bon, maintenant, on peut parler de l’éléphant dans la pièce… Vraiment ? Un aller simple pour Mars ? Pourquoi as-tu décidé de te porter candidate pour un tel projet ? 

Quand j’étais petite, je voulais visiter tous les mondes de l’Univers. Vaste programme… Comme je n’ai pas le profil pour me porter candidate à un recrutement classique d’astronautes, je me suis dit que j’allais tenter Mars One et commencer mon tour de l’Univers avec la planète rouge. C’est une planète absolument fascinante, dont la beauté m’émeut chaque jour presque aux larmes. Je suis une grande sensible, que veux-tu. Du coup, pourquoi ne pas essayer d’y poser le pied ? Il est fortement improbable que ce projet voit le jour, mais dans le doute, j’ai tenté… J’ai malheureusement été éliminée à la dernière étape des présélections. Il ne reste plus que 99 candidat-e-s en lice !

 

 

Est-ce que le financement participatif t’aide ? Pourquoi as-tu choisi de rejoindre Tipeee ?

Cela m’aide beaucoup ! Je me suis décidée tard, ça me dérangeait de demander des sous… Et puis finalement, je ne demande rien : les gens donnent s’ils veulent, quand ils veulent, comme ils veulent… ou pas ! Et c’est très bien.

Cela me permet de m’équiper techniquement, et c’est indispensable – je n’aurais pas pu m’acheter du bon matos sans ça. Je peux également payer des personnes qui améliorent ce que je fais. Et je peux produire des choses plus ambitieuses : j’ai fait un webdoc de 90 minutes sur L’Exoconférence, la pièce d’Alexandre Astier, avec ce dernier, François Rollin, l’astronaute Michel Tognini, des scientifiques… C’est six mois de boulot et 500 heures de montage !

 

Dernièrement, on a pas mal parlé de toi car tu as – brillamment – répondu à tes trolls dans une vidéo. Comment gères-tu ces commentaires à un niveau personnel ?

Les commentaires sur le physique, ça ne me touche plus depuis bien longtemps. C’est pour ça que j’ai pu faire cette vidéo. Si ça avait été douloureux, je n’aurais jamais pu m’exprimer sur le sujet comme ça. J’ai voulu faire passer un message universel en partant de mon expérience personnelle. Je crois qu’il est passé. Ce qui me rend encore souvent dingue, ce sont les attaques sexistes. Mais finalement, ça me touche de moins en moins. C’est cool. Mais il m’en aura fallu, du temps…

 

 

C’est important de prendre la parole sur ce genre de choses car on voit que ça peut aller très loin, comme avec Leslie Jones récemment, et que cela peut aussi avoir des conséquences terribles sur des personnes fragiles, moins visibles.

Oui… J’avais un peu en tête ces ados qui se suicident après du cyberharcèlement… Mon cas est évidemment anecdotique par rapport à ça, mais l’idée était de faire prendre conscience aux gens que les messages que l’on poste sur Internet ne sont pas anodins. Qu’en face, il y a des vraies personnes qui les reçoivent ! Qu’un commentaire en ligne, ça n’a rien de virtuel. Qu’ils n’arrivent jamais seuls et que l’effet d’accumulation finit par miner.

Deux semaines après sa mise en ligne, cette vidéo a fait beaucoup de bien à des gens très différents. J’ai reçu des centaines de mails… Certain-e-s des auteur-e-s des commentaires affichés dans la vidéo sont venu-e-s s’excuser. C’est courageux, merci à eux et elles. Honnêtement, je pensais que faire cette vidéo serait vain. Ça ne l’a pas été du tout. Internet me surprendra toujours…

 

Quels sont tes projets en cours ? Comment te sens-tu par rapport à la sortie de ton livre ?

Effectivement, il y a mon livre, L’Espace sans gravité (publié aux éditions Marabout, ndlr) qui sera en librairie le 19 octobre. Je suis à la fois surexcitée et terriblement angoissée. J’y ai mis mes tripes, mais désormais, le texte ne m’appartient plus… Il va commencer à vivre sa vie, et les lectrices et lecteurs en feront ce qu’elles et ils en veulent. J’ai très peur de décevoir les gens qui me suivent depuis des années, mais j’ai fait de mon mieux, et j’ai travaillé comme une folle, le plus sérieusement possible. Je l’assume de A à Z. C’est aussi un rêve de petite fille qui se réalise. J’ai tellement hâte de l’avoir entre les mains !

Il y a également une bande dessinée, qui sortira chez Delcourt en mars 2017. Ce sera sans doute exactement la même chose. Cela dit, ce n’est pas la même émotion : ce n’est pas mon projet à 100 %, dans le sens où je le partage avec le dessinateur Erwann Surcouf, qui est très talentueux et très patient. J’ai bouclé le scénario, mais je n’ai vu aucun dessin encore. J’ai hâte ! Il y a quand même eu des planches de tests, et je peux te dire que voir les dessins de ce qui n’existait que dans ma tête… Waouh !

 

Je n’en avais pas entendu parler, c’est une super nouvelle !

Oui ! Et puis il y a la série « Spatialiste » sur la chaîne String Theory. Je m’éclate. C’est un vrai bonheur d’écrire et de jouer – face à un alien, en plus ! – sans avoir à se soucier de la technique… Et l’équipe est géniale, super investie. J’ai vraiment beaucoup de chance de travailler avec elle. Et j’espère que d’autres très belles choses vont arriver. C’est en cours de discussion…

 

Dernière question : qu’est-ce qu’être une femme au XXIe siècle ?

C’est (encore, HÉLAS) compliqué. C’est positif comme conclusion, n’est-ce pas ?

 

Cinq livres recommandés par Florence Porcel pour celles et ceux qui aimerait bien aller au-delà de leur fascination pour l’infiniment grand

  • Une histoire de tout, ou presque…, Bill Bryson, Payot (format poche), 10,65 €
  • L’Univers à portée de main, Christophe Galfard, Flammarion, 19,90 €
  • Illuminations : Cosmos et esthétique, Jean-Pierre Luminet, Odile Jacob, 24,25 €
  • L’Astronomie au féminin, Yaël Nazé, CNRS Éditions, 20 €
  • Le Cosmos et le Lotus, Trinh Xuan Thuan, Le Livre de Poche, 6,90 €

 


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