La troisième édition du festival des Aliennes, intitulée « Call to Action », se tiendra les 25 et 26 mai 2018 au Hasard Ludique, à Paris… et Deuxième Page y sera ! On t’en dit un peu plus sur cette association qui œuvre infatigablement pour un monde meilleur et égalitaire.

 

As-tu par moments l’impression qu’en tant que femme dans cette société, tu arrives d’un autre monde ? En tant qu’artiste, professionnelle du numérique, entrepreneuse ou simplement citoyenne, as-tu parfois le sentiment d’être traitée… comme une extraterrestre ?

Avec humour, pertinence, ouverture d’esprit et jovialité, l’association Les Aliennes a pris note de ce sentiment et a décidé d’agir. En premier lieu, son but est de déconstruire les stéréotypes liés au genre et de promouvoir la création artistique de toutes les femmes et des féministes. Pour faire court : ouvrir un espace de rencontre et de dialogue pour sensibiliser le grand public et faire progresser l’égalité femmes-hommes.

Les actions de l’association sont à la fois artistiques, culturelles et éducatives. Et la place donnée à l’aspect ludique et optimiste de leur approche est centrale. Il s’agit de montrer qu’un meilleur monde est possible, autre que celui où les femmes sont exclues et mises à la marge. L’association se veut intersectionnelle, inclusive et ouverte à toutes et à tous. Dans l’optique de célébrer la diversité dans la culture et d’en finir avec les violences sexistes qui sévissent à tous les niveaux, tout le monde doit évidemment être impliqué.

Qui dit tout le monde dit aussi tous les territoires, dont beaucoup sont encore écartés des espaces de visibilité et de création. Cette mise à l’écart se fait tant au plan géographique qu’au plan social et économique, mais aussi écologique. Faire évoluer les mentalités veut dire également inclure celles et ceux qui subissent au quotidien ces inégalités. Dans ce contexte où il est urgent de contrer les dégradations du lien humain et de l’environnement, l’association Les Aliennes apporte son optimisme pour soigner nos désespérances.

 

Deuxième Page participera au festival des Aliennes

Issu-e-s du théâtre, des sciences sociales, de la musique, de l’anthropologie, de la radio ou encore du journalisme, les bénévoles de l’association ont rassemblé leurs univers, leurs connaissances et leurs forces pour créer cet espace engagé et culturel. Cette diversité est un atout dans la mise en œuvre de leurs nombreuses actions. Ils et elles proposent notamment régulièrement des ateliers collaboratifs et des podcasts.

L’association organise également depuis 2016 son festival annuel, qui se veut être la manifestation artistique, sociale, citoyenne et enthousiaste de son engagement. Chaque édition a son thème (« Mission émancipation », « Mission Body Pride »…), lequel témoigne à chaque fois parfaitement de sa volonté de créer un événement unique et indispensable autour de l’art, des féminismes et de l’égalité.

La troisième édition, baptisée « Call to Action », se tiendra les 25 et 26 mai prochains au Hasard Ludique (128 avenue de Saint-Ouen, 75018 Paris)… et Deuxième Page y sera ! Toute la programmation de ces deux jours est disponible sur le site du festival.

En plus de deux soirées musicales, une programmation militante avec des tables rondes, des ateliers et la projection d’un documentaire sera proposée le samedi 26 mai. Toutes ces activités s’inscrivent dans le même objectif d’agir pour changer les représentations des femmes dans la société.

Le samedi sera placé sous le signe du féminisme et de la culture à l’ère du numérique, deux thématiques chères à Deuxième page. En effet, nous nous sommes toutes et tous demandé-e-s, un jour ou l’autre, quel poids pouvait avoir le militantisme sur Internet (notamment sur les réseaux sociaux). Il est difficile de savoir quel sera demain l’impact réel de l’engagement online. Il nous tarde de découvrir quelles actions permettront de faire bouger les lignes au-delà des cercles militants, de faire le lien entre militantisme et grand public. À l’occasion de ce festival, nous verrons comment peuvent s’articuler ces deux lieux d’expression privilégiés que sont les espaces virtuels d’Internet et les espaces réels de l’action sur le terrain.

Nous sommes donc ravi-e-s d’animer et de te proposer au cours de ce samedi 26 mai une table ronde sur un sujet plus que jamais actuel et décisif. De 13 heures à 15 heures, viens donc écouter sept féministes échanger et débattre sur la façon de militer en ligne et de concrétiser l’action sur le terrain. L’inscription est obligatoire et gratuite.

Aukan, Audrey Warrington, Daria Marx, Jennifer Padjemi, Laure Salmona, Mélody Thomas et Wendie Zahibo, toutes créatrices de projets militants, nous apporteront, en fonction de leurs expériences, des réponses à cette question importante. Avec autant de personnes engagées autour de la table, les discussions vont être riches, pertinentes, instructives. Forcément, nous avons hâte. Et nous espérons t’y voir ! Toutes les infos sont disponibles sur l’event Facebook. 

Wendie Zahibo [Reines des temps modernes]

Wendie Zahibo, 26 ans, est une autrice et entrepreneuse d’origine ivoiro-centrafricaine. Née à Marseille, cette jeune écrivaine a grandi en Guadeloupe. Après des études de commerce réalisées entre Bordeaux, Chicago et Los Angeles, c’est lors d’un voyage au Brésil qu’elle a pris conscience de ce que représente l’écriture à ses yeux : un moyen de transmettre, de faire savoir, de faire entendre, et surtout d’établir des ponts. Tendre le micro, faire entendre des voix méconnues, c’est cette mission que s’est donnée Wendie Zahibo à travers Reines des temps modernes, beau-livre et webzine féminin souhaitant valoriser les femmes issues de la diversité.

♦ Audrey Warrington [Badassmaman]

Audrey Warrington a fait une formation juridique, domaine dans lequel elle a travaillé pendant dix ans. Elle est militante afroféministe et créatrice du blog Badassmaman. Ce dernier traite essentiellement de la condition féminine, de la maternité, de l’éducation et du selfcare. Audrey Warrington est également animatrice d’ateliers, et ses champs d’intervention sont divers, qu’il s’agisse des violences faites aux femmes, de l’empowerment féminin et des ressources disponibles, ou encore de conseils et de solutions de protection juridique.

Laure Salmona [Féministes contre le cyberharcèlement]

Laure Salmona, spécialiste des violences sexistes et sexuelles, est secrétaire générale adjointe et membre cofondatrice du collectif féministe intersectionnel Féministes contre le cyberharcèlement, une association loi de 1901 mobilisée contre les cyberviolences faites aux femmes, aux filles et aux personnes LGBTQIA+, ainsi qu’à toutes les personnes marginalisées et discriminées. Tout en luttant pour dénoncer tous types de discriminations, le collectif a pour objectif de sensibiliser l’opinion aux conséquences des violences en ligne, mais aussi d’informer et d’orienter les victimes.

Jennifer Padjemi [What’s Good Newsletter]

Jennifer Padjemi est cheffe de rubrique lifestyle chez BuzzFeed France et cocréatrice de la newsletter What’s Good. Quand elle n’est pas en train de dénicher une nouvelle adresse pour manger, se cultiver ou voyager, elle se passionne principalement pour les questions de représentations du corps, de race et de genre, avec une grille d’analyse féministe.

Daria Marx [Blog personnel, Gras politique]

Daria Marx est une blogueuse féministe, cofondatrice du collectif queer Gras politique qui lutte contre la grossophobie. Elle se décrit elle-même comme « grosse, prosexe, pro-IVG, proliberté des femmes ». Active sur Twitter, Facebook, sur son blog et sur le site du collectif, elle sort l’ouvrage Gros n’est pas un gros mot, le 30 mai 2018, aux éditions Librio.

Mélody Thomas [What’s Good Newsletter]

Mélody Thomas est journaliste. Elle écrit sur la mode et le genre, sans jamais oublier la pop culture. Elle collabore régulièrement aux magazines L’Officiel, Jalouse, Dedicate et Dull. Elle tient la newsletter What’s Good aux côtés de Jennifer Padjemi.

Aukan [Les flux de Clu]

Aukan se décrit elle-même comme « lesbienne et féministe militante ». Engagée dans la lutte contre les LGBTphobies, elle travaille en particulier sur des ateliers de self-help dans le domaine de la santé. Depuis un an, avec Cluny Braun, elle anime des groupes de parole autour des violences médicales gynécologiques.

 

Cielle & Nina Hedgworth

 


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